Fondation Bill & Melinda Gates

Un an plus tard: Améliorer vit au Sénégal

Melinda Gates
28 juin, 2013

Le terme « développement » fait clairement référence à un processus qui a un commencement, un milieu et une fin. Je visite de nombreux pays dits « en voie de développement » mais, à moins de revenir sur le même site à de multiples reprises, il est difficile de percevoir le déroulement du processus de développement et de comprendre précisément comment, graduellement et à force d’un travail acharné réalisé par des milliers de partenaires, la vie de millions de personnes s’améliore. C’est la raison pour laquelle je retourne au Sénégal la semaine prochaine, pour observer les changements survenus au cours de l’année passée depuis ma dernière visite.

Le Sénégal est un endroit exceptionnel pour observer le développement en action. En effet, le pays investit des ressources considérables (intellectuelles, pédagogiques et monétaires) dans son programme de planning familial. L’objectif affiché du Sénégal est d’au moins doubler le pourcentage de femmes utilisant un moyen de contraception moderne entre 2012 et 2015 (pour passer de 12 à 27 %). C’est un objectif extrêmement ambitieux, mais le gouvernement a démontré sa motivation en s’investissant largement pour atteindre son objectif. Ce qui suit est une liste partielle des réformes spécifiques qui ont été mises en place au Sénégal depuis mon séjour là-bas en juillet dernier.

  1. La ministre de la Santé, Awa Marie Coll-Seck, a promis de tripler le budget consacré par le gouvernement à la contraception et de doubler le budget global du programme de planning familial.
  2. Le Dr Coll-Seck a lancé le programme national sénégalais de planning familial (notamment l’objectif de 27 %) qui détaille les actions que le gouvernement entreprendra et qui en précise également le coût.
  3. Le pays a introduit un programme qu’on appelle « informed push distribution », une méthode à la pointe du progrès pour fournir les cliniques en contraceptifs dans les trois régions les plus peuplées du pays, à savoir : Dakar, Thiès et Kaolack. Il est possible que ce modèle soit ensuite étendu à l’ensemble du pays.

J’ai hâte d’en savoir plus sur les spécificités de ces nouvelles réformes, mais je suis encore plus curieuse de découvrir si ces changements aident réellement la population. Les professionnels de santé et les femmes des diverses communautés ont-ils remarqué des différences dans leur vie de tous les jours ?

Mon but, lorsque je voyage pour notre fondation, est de mettre en relation les politiques de développement aux détails parfois abstraits et les améliorations concrètes dans les perspectives d’avenir de la population. Après tout, c’est bien là le fondement de notre action.

 
  • Mots-clés Afrique, Contraception
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